VIETCONG à découvert

vietcong "cassette"

VIETCONG, un nom qui claque dans l’air comme une balle de AK-47.

Groupe canadien issu de feu « WOMEN« , dont Matthew Flegel, Michael Wallace ont repris les commandes aprés la mort tragique de leur guitariste, en s’appuyant sur deux nouveaux venus, Scott Munro et Daniel Christiansen. VIETCONG transforme la paisible ville de Calgary en champ de bataille avec « Cassette« , premier maxi, qui à l’origine était sorti en format … cassette audio sur le label Mexican Summer! (Ndlr : La cassette audio, couramment abrégée par l’allographe K7, est un médium introduit en 1962 par Philips. Elle contient deux bobines où est enroulée une bande magnétique. Il y a peut-être des jeunes qui lisent ce papier !).

7 titres, pleins de vigueur Post-punk, du tir tendu, ça vise la tête; ces gars là veulent faire mal; pas de quartier, ils défouraillent en gardant ostensiblement le sourire aux lèvres même quand le tempo se fait plus calme. A noter la reprise efficace de « Dark Entries » de BAUHAUS, qui peut se permettre de tenir la comparaison avec l’original. Alors vous aurez beau vous tapir au fond d’un trou en pleine jungle, ce quatuor saura vous en déloger et vous collera une belle ritournelle en plein crâne qui continuera d’y tourner encore longtemps avant de trouver la sortie.

 

LAISSEZ TOURNER LE MOTEUR !

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Une petite compilation de chez Bandcamp, en attendant que Le Daron trouve son stylo !

http://bandcamp.com/?show=101&play=1

TOTAL CONTROL , Post-Punk à puces

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A l’occasion du clip illustrant en images-qui-bougent le morceau « Flesh War » extrait de l’album « Typical System » du quintet australien  TOTAL WAR, Le Daron Rouge reprend du service pour parler de ce Lp sorti il y a quelques mois.

« Typical System« , successeur de l’excellent album « Henge Beat » (2011), nous jette violemment notre jeunesse au visage. Des groupes disparus comme THE SOUND, FAD GADGET et consorts se rappellent à notre bon souvenir au fil de 9 morceaux sentant bon le « je-m’en-foutisme » d’une époque révolue. Grâce au label américain Iron Lung, les gars de Melbourne effacent un peu les rides accumulés par les années passées, ravivent nos oreilles ayant pu s’assoupir au son de mélodies synthétiques trop chastes, et nous permettent de se souvenir que le nihilisme a toujours su nous rendre plus libre et que l’espoir ne se perd jamais.

Certes, l’enchaînement des titres est à l’image des membres composant le groupe venant de formations multiples (Straighjacket Nation, Eddy Current Suppression Ring, Ooga Booga, Lace Curtain, UV Race…), décousu, bordélique et parfois anarchique, mais plutôt que d’acheter une compilation qui servira à payer les frais d’hospitalisation de nos anciennes idoles, autant le donner à de jeunes gens malins.

THE TWILIGHT SAD … et la lumière fuit

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THE TWILIGHT SAD nous offre un quatrième opus monochrome à la première écoute, puis l’oreille perçoit des traits couleurs charbon plus prononcés, des blancs crémeux tels des nuages d’après tempête, et enfin des gris plus ou moins clairs comme les pierres brutes de la vieille Ecosse, pays d’origine de ce groupe aux accents post-rock.

 Nobody Wants To Be Here But Nobody Wants To Leave” est un album parfait, une petite perle, un bijou simplement magnifique. Dés l’ouverture, « There’s a Girl in the corner« , premier des 10 titres composant l’album, nos pulsations se font plus lentes, le souffle ralentit, et notre coeur commence à demander un peu plus de place au sein de notre cage thoracique. Puis les histoires se succèdent, le chagrin prenant plusieurs visages au fil des sillons, THE TWILIGHT SAD martèle à coup de guitare, basse, batterie, une peine que même le vent glacé des plaines écossaises ne peut chasser, les larmes s’accumulent au fond des yeux.

Croyez moi, c’est cette satané bourrasque qui en est la cause, je vous dis !…

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FOREVER PAVOT ou l’Odyssée d’Emile

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FOREVER PAVOT sort enfin son album « Rhapsode » sur le label Born Bad Records. Un Lp dans lequel Emile Sornin joue le rôle du conteur nous entraînant dans les méandres d’un monde en Cinémascope à la poursuite du Sergent Pepper et de Ennio Morricone, le tout, au son d’une ballade hallucinante sortie d’un trip dans Las Vegas Parano.

Après l’écoute de cet album, en tant qu’homme « Averty » vous en vaudrez deux désormais. Vos oreilles souffriront de dédoublement de perception, une envie incompressible vous conduira à porter le sous-pull moulant en pur élasthanne afin de fuir le quotidien grisâtre au volant d’une Ford Mustang Fastback 1967, seul véhicule capable de semer les musiques circulant à la vitesse d’un ascenseur.

« Rhapsode » nous rappelle un son oublié sans jamais le copier. Emile Sornin, épaulé par ses comparses, écrit une bande-son pétillante d’un film aux couleurs du plus beau des passés musicaux, un long-métrage où les tours du port de La Rochelle siégeraient au milieu de la Place de l’Etoile, devenue manège pour automobiles n’avançant qu’au son de leur auto-radio à cassette et … d’un carburant à base d’opiacé, bien évidemment!.

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WEEKNIGHT, la Mort vous va si bien!

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Les tempêtes successives balayant les côtes atlantiques d’un vieillissant hexagone ne sont pas le fait du réchauffement de la planète, mais aux répercussions d’un vent synthétique et froid originaire du duo New-yorkais WEEKNIGHT.

Le couple scénique issu du label Artificial Records, dont l’album « Post-Everything » prévu pour le 4 Mars 2014, nous rappelle que la vie n’est qu’illusions et que la seule réalité en ce bas-monde est notre fin certaine. Sans esbroufe, ni prise de tête, le single « Dark Light » faisant office de premier cavalier noir, nous conduit au son de claviers voluptueux et de voix lancinantes vers une jouissive noirceur.

Post-Everything

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